EdTech c’est bien, mais ce n’est pas une solution miracle

 EdTech c’est bien, mais ce n’est pas une solution miracle

Il existe une pléthore de projets tels que « Un élève, un ordinateur », « Ipad pour tous ». Ces technologies facilitent certes l’accès à l’information et à l’éducation ; mais portent une contrainte inavouée qui incombe davantage aux parents et aux éducateurs : celle de leur apprendre à trouver la bonne information, leur apprendre à en faire bon usage ; celui de leur apprendre la technologie responsable.

Dans le processus d’éducation en bas âge et même des adolescents, la technologie doit être utilisée de manière aussi spécifique que possible. Leur usage incontrôlé, et excessif (au-delà de plus de trois heures par jour) a été prouvé comme étant hautement addictif. Les ordinateurs, les tablettes, téléphones portables, les supports de réalité virtuelle ou augmentée lorsque bien utilisés, peuvent être d’excellents  supports d’apprentissage et non des conditions d’apprentissage.

 

Apprendre à apprendre et à raisonner est plus sage que maitriser des outils technologiques

EdTech puis qu’il s’agit de cela (Technologies pour l’Education de qualité), ne signifie donc pas de permettre à tous les enfants de coder depuis la maternelle, de n’avoir que des cours sur tablette, d’apprendre leurs leçons avec des casques de réalité virtuelle et maitriser les outils et gadgets « high-tech » le plus vite possible.

En effet, à l’ère de la 4ème révolution industrielle : révolution numérique ; la créativité, la pensée critique, l’innovation et l’adaptation rapide sont le principal fuel et constituent les épices maitresses de la survie socio-économique des individus et surtout des nations.  L’utilisation de feuilles de papier, de stylo à bille, de crayons de couleur, de ciseaux, de la colle et autres objets manuels, sont des outils dits rudimentaires

Sous l’impulsion de la vitesse de croissance exponentielle de la technologie, nous préparons un futur dans lequel, les élèves d’aujourd’hui et futurs travailleurs demain exerceront des métiers dont 85% n’existent pas encore.  L’éducation de qualité (0DD4) occupe une place de centrale dabs le programme  de développement durable à l’horizon 2030. Elle devrait miser sur :

  1. Les attitudes et compétences cognitives. Si les métiers disparaissent, se réinventent à présent comme dans un futur proche, la question n’est pas de savoir est-ce nos jeunes auront un emploi qui correspondent à leurs compétences ? , mais plutôt seront-ils assez créatifs pour adapter leurs compétences répondre aux besoins et solutionner les défis nouveaux? Sont-ils assez ouverts d’esprit et pro-actifs pour anticiper sur les tendances et produire de la valeur ajoutée?   A cet effet, les compétences cognitives de haut niveau sont désormais des éléments clés de l’épanouissement des élèves d’aujourd’hui et futurs individus autonomes de demain. Unesco dans son rapport de 2017:  Comprendre l’Objectif de développement durable 4 Éducation 2030  souligne le qu’il convient d’accorder une importance plus soutenue dans la transmission de compétences liés aux domaines du règlement des problèmes, de la pensée critique, de la créativité, du travail d’équipe, des compétences en communication, en résolution des conflits, etc. (et nous y ajoutons la curiosité), qui sont utilisables dans un large éventail de secteurs professionnels. Cette vision est également défendue dans le rapport du World Economic Forum  qui présentent les 10 compétences critiques à enseigner aux élèves.
  2.  L’acquisition réelle de compétences de base: apprendre à apprendre, apprendre à solutionner. Réciter toutes les tables de multiplications est un travail mémoire fastidieux et beaucoup moins utile que maitriser le principe de multiplication de deux nombres. Nous avons tous vu des enfants réciter, que dis-je, chanter les tables de multiplications de 1 à 6 et être incapable de savoir comment démarrer la table de multiplication par 7.  Plutôt que de tester les capacités mémoires, il s’agit aujourd’hui d’amener les apprenants développer des compétences de bases solides sur lesquelles ils peuvent se baser pour d’apprendre et comprendre facilement de nouveaux concepts (la démarche est davantage développée dans cette revue du Harvard Business School). Rien ne se crée, tout se transforme. Aucune innovation ne nait ex-nihilo, elles sont généralement basées sur des concepts fondamentaux très simples. Le processus d’apprentissage devrait aider l’apprenant à être curieux, à rattacher chacun des concepts novateurs à un élément, phénomène de la vie quotidienne afin d’en saisir tout l’intérêt. C’est le début de la démystification de la science. 

 

 

CAYSTI n’est donc pas un centre d’informatique

CAYSTI n’est pas une école d’informatique mais bien un centre éducatif de développement de la créativité qui permet d’autonomiser, créer des opportunités, des compétences technologiques, un état d’esprit et des attitudes qui permettent aux jeunes (filles en particulier) d’être des membres ingénieux et productifs à part entière de la société grâce au Numérique. Nous nous positionnons donc dans une logique d’apprentissage personnalisée en offrant une opportunité 6-en-1 à chaque enfant: Découvrir, Apprendre, Pratiquer, Créer, Solutionner et surtout s’Amuser.

Par Arielle KITIO

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