CAYSTI et le Ministère de la recherche scientifique célèbre la jeunesse

A l’occasion de la célébration de la Journée Nationale de la Jeunesse, le Ministère de la Recherche Scientifique du Cameroun a organisé une conférence à l’endroit des jeunes de lycées et collèges sous le thème: “Jeunesse, recherche scientifique et entrepreneuriat académique”.

La directrice de CAYSTI en la personne de Mlle KITIO Arielle en était l’intervenante principale. Son exposé s’est voulu très pratique. Elle a commencé par une illustration forte, la présentant à la Maison Blanche des Etats-Unis lors d’une conférence organisée à Washington pour le top 4% des femmes leaders dans le domaine des STEM (Sciences, Technologies, de l’Ingénierie et Mathématiques) venant de 19 pays dont le Cameroun.

La présentation à eux trois parties majeures :
La première partie a eu pour objectif de définir et donner les qualités d’un bon entrepreneur. Il était question ici (via une vidéo) de démontrer au jeune auditoire qu’être entrepreneur n’est pas synonyme de directeur, mais plutôt d’une personne qui sait apporter une solution efficace à un problème ou besoin qu’il a su au préalable identifier, quantifier et dûment justifier. Observer, Voir, Comprendre et Agir tels sont les quatre verbes directeurs déclinés par Mlle KITIO sous forme d’une pyramide qui devrait guider l’esprit d’un entrepreneur dans l’identification du problème à adresser. Dans cette première partie, un accent a également été mis sur l’importance des données (de la collecte à l’interprétation en passant par l’analyse et l’ajustement). En effet, aucun projet viable ne saurait reposer sur des préjugés et a priori dudit entrepreneur. Une idée justifiée et passionnée, des compétences aiguisées, une vision rodée, un état d’esprit de guerrier et enfin les ressources adéquates sont les 05 éléments mis en exergue pour la réussite d’un bon entrepreneur lors de cet exposé. Mlle KITIO a insisté sur le fait que les ressources matérielles et opportunités ne sourient qu’à ceux des entrepreneurs qui sont prêts à les obtenir parce qu’ayant déjà travaillé les 04 autres éléments précédents.

La seconde partie de l’exposé a eu pour objectif de mettre en exergue avec des exemples concrets tirés de sa vie, comment et à quoi ça tient d’être entrepreneur en alliant recherche et Science. Mlle KITIO a pris son exemple pour montrer comment grâce à la pluridisciplinarité, la science et l’esprit entrepreneurial elle contribue à sauver des vies sans toutefois être du corps médical. Dans ses travaux de doctorat en informatique, elle travaille sur la génération des plateformes de surveillance épidémiologique avec comme cas d’exemple la Plateforme Epicam actuellement déployé dans 48 centres de diagnostic et de traitement pour faciliter le contrôle et le suivi des patients atteints de tuberculose ainsi que la gestion desdits centres par les autorités compétentes. Il s’est agit ici de faire comprendre à l’auditoire que la Science et les technologies en particulier constituent un puissant outil pour répondre aux problèmes/besoins sociaux qui nous entourent.

Les limites de l’orientation scolaire

 

Par ailleurs Mlle KITIO a fait part d’une problématique qui taraude encore le système d’orientation scolaire de nos jours. Il s’agit de cette propension qu’ont encore les filles à rester le plus souvent spectatrices de l’avancée, l’utilisation et création de valeur dans les domaines des Sciences et technologies en particulier. Pour contribuer à pallier ce problème, elle a créé CAYSTI qui est un centre para-scolaire qui a pour ambition de donner la passion aux jeunes des leur bas âge à utiliser la science comme puissant outils pour contribuer à part entière à la production de valeurs et développement de notre communauté. Ces activités dans le sens de la vulgarisation des sciences et TIC lui ont valu plusieurs reconnaissances nationales et internationales parmi lesquelles Techwomen Emerging Leader décerné par le Département d’Etat des Etats-Unis, une participation à conférence au cœur de la NASA, Queens Young Leaders par le Jubilée de la Reine d’Angleterre et l’Université de Cambridge et les félicitations du Ministre de la Jeunesse et de l’Education Civique.

La troisième et dernière phase a été une phase de démonstration pratique. En effet, deux jeunes filles (Charleine et Divine âgées de 11 et 14 ans respectivement) formées par CAYSTI (www.caysti.org ) ont apporté leur témoignage respectif afin d’édifier davantage l’auditoire. Ces jeunes filles en effet, à leur jeune âge, sont titulaires d’un concept breveté qu’elles ont implémenté elles mêmes sous forme d’un jeu mobile fonctionnant sur Smartphone Android. Il s’agit d’un jeu qui facilite l’apprentissage des leçons (de mathématique en particulier) tout en jouant. Cette application mobile Android leur a valu de nombreux prix dont entre autres Commonwealth Youth ICT Award finalist, STEM Prize Winner décerné par la fondation Foretia, Prix d’Excellence Femme Digitale décerné par le Cefeprod de concert avec ONU Femmes ainsi qu’un diplôme de félicitations à elles adressé par le Ministre de la Jeunesse et de l’Education Civique.

 

Les temoignages

 

L’objectif visé par cette session de témoignages a été largement atteint, car elle a permis à l’auditoire de se rendre compte qu’ils ne sont pas trop jeune pour être de bons entrepreneurs et la science loin de les limiter, les dessert à condition d’apprendre et d’avoir l’esprit ouvert.
Nous avons en outre été ravi de constater qu’en fin de session, les autres jeunes questionnaient Charleine et Divine pour savoir dans les détails comme elles ont été capables de créer une application mobile Android en étant si jeunes et encore à l’école. Ces témoignages ont également généré un enthousiasme fort chez le jeune auditoire qui souhaite rejoindre la formation dispensée dans le centre de CAYSTI. Le principal frein présenté par les élèves était de la non-gratuité de ladite formation. Un support de la part des autorités compétentes pourrait permettre d’alléger ces coûts et par là former davantage de jeunes désireux de suivre l’exemple de Charleine et Divine.

Lors de la phase de questions-réponses, l’exposant a insisté sur son parcours académique. Titulaire d’un baccalauréat C obtenu avec mention, l’intervenante a insisté sur le fait que son parcours académique (secondaire et universitaire) se déroule entièrement dans des établissements publics : lycée de Biyem-Assi et à l’Université de Yaoundé 1 notamment (où elle a décroché une bourse pour son Master) où elle travaille actuellement sur son Doctorat en informatique. Cette précision est venue en réponse aux interrogations des élèves qui ont supposés qu’avec de tels accomplissements, Mlle KITIO ne pouvait venir que des écoles telles que l’ENSP ou avoir fréquenté à l’étranger.

 

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